Un été 57 est une série produite dans le Pays Royannais, avec des comédiens et une équipe technique habitant en Charente-Maritime. C’est une fiction dont l’action se déroule sur notre territoire, qui valorise son Histoire et son patrimoine. Elle est destinée à ses habitants, comme aux touristes qui connaissent déjà notre région ou bien aspirent à la découvrir. C’est une porte d’entrée, un « médiateur » original pour faire découvrir le Pays Royannais dans toute sa diversité.

UN ÉTÉ 57

Série audio & multimédia

  • Format : 20 épisodes de 7/8′
  • Genre : Thriller historique
  • Statut : Production terminée

Avec le soutien financier de la

Communauté d’Agglomération
Royan Atlantique

Pitch de la série

Noémie Verbois, 27 ans, jeune architecte designer tout juste diplômée de l’Ecole des Beaux Arts, arrive sur la Côte de Beauté et s’installe provisoirement dans la maison de famille où vit encore sa mère Anna, dans le quartier du Platin à Saint-Palais-sur-Mer, en attendant de trouver une villa à louer pour la saison.

Après sa rupture, Noémie a besoin de rompre avec sa vie parisienne, de se refaire une santé, un moral, et elle compte bien sur l’air marin pour se ressourcer et repartir de l’avant. Sur un plan professionnel, Noémie entend s’inscrire dans le contexte de la reconstruction de la ville de Royan qui entre dans sa dernière phase, douze ans après le bombardement du 05 janvier 1945 qui a rayé de la carte la moitié de la ville balnéaire et fait plus de quatre cents victimes civiles. Noémie a trouvé un poste d’assistante au côté d’un grand nom de l’architecture, une mission qui ne correspond pas à la valeur de son diplôme mais devrait lui permettre de mettre un pied dans un monde très fermé, celui de l’architecture et du design, dont les hommes pensent qu’il est le leur, et surtout pas celui des femmes…

C’est au cours de cet été 1957 que la sœur cadette de Noémie, Hélène, doit se marier avec Milos, un jeune réfugié politique hongrois ayant fui son pays après les événements de Budapest en 1956.

Noémie va-t-elle rester deux mois dans le Pays royannais, la durée de son contrat, ou s’installer de façon pérenne, elle ne le sait pas encore, toutes les options restent ouvertes. Elle a quitté Paris précipitamment, comme une fuite. Sa priorité, c’est de refaire surface, de se reconstruire, de se réapproprier sa vie après plusieurs années d’un mariage qui a tourné au calvaire…

Le soir suivant son arrivée, Noémie a rendez-vous avec Julien Torsac, son ami d’enfance, un jeune architecte qui souhaite lui montrer le chantier du futur Palais des Congrès auquel il a collaboré (N.B : avec l’architecte Claude Ferret) et dont l’inauguration est prévue à la fin de l’été. En arrivant face au bâtiment qui surplombe l’océan, Noémie aperçoit des véhicules de police et des pompiers et de nombreux curieux. On vient de trouver le corps sans vie du jeune architecte, atteint de plusieurs balles de gros calibre…

Si plusieurs personnes, voisines du Palais des Congrès, ont entendu des coups de feu, il n’y a pas de témoin visuel, aucun indice à exploiter, sur la scène de crime ou autour, pour les enquêteurs. Le mystère semble entier. Qui a tué le jeune architecte ? Qui pouvait en vouloir à cet homme réputé « sans histoire » ? S’agit-il d’une affaire privée ou « professionnelle » ? Si le contexte de compétition entre les architectes sur fond de reconstruction de la ville était électrique, suscitant régulièrement des tensions, Julien semblait à l’écart de ces conflits. Ce jeune et séduisant architecte était considéré comme l’un des plus doués de sa génération. On lui promettait un avenir radieux.

L’enquête sur la mort énigmatique du jeune architecte va tenir en haleine la région tout l’été. Si les hypothèses sont nombreuses, apportant à chaque fois aux enquêteurs de nouvelles pistes et leurs lots de suspects, le meurtre va longtemps rester sans explication. On va découvrir qu’il n’est que la partie émergée d’un thriller aux multiples rebondissements.

Plus que quiconque, Noémie, notre héroïne, veut comprendre pourquoi son ami d’enfance a été froidement assassiné. Elle va donc mener son « enquête » en parallèle de celle de la police qui semble piétiner, faute d’éléments tangibles. Et quand elle découvrira que sa sœur, Hélène, se retrouve indirectement mêlée à l’affaire, et que cela pourrait lui coûter la vie, Noémie n’en sera que plus décidée à poursuivre ses investigations…

Mais en rouvrant la boîte de Pandore, elle va se mettre elle-même en danger. De quelle vérité dérangeante est-elle en train de se rapprocher ? Pourquoi devient-elle une cible en puissance ? Elle n’a pour le moment pas de réponse. Désormais, il est impossible pour elle de faire machine arrière. Elle est embarquée dans une partie de billard à trois bandes dont elle ne connaît ni les règles, ni les « joueurs ». Après avoir subi un temps les événements, Noémie va tenter de reprendre la main. Elle veut et elle doit aller au bout de sa quête, coûte que coûte, pour découvrir la vérité.

Dans une affaire où l’histoire familiale et le thriller sont intimement mêlés, alors qu’elle se bat en parallèle pour assumer son indépendance et s’imposer dans un univers professionnel hostile, la jeune architecte est plongée dans la tourmente.

Une tourmente d’autant plus forte que sur un plan personnel, Noémie se retrouve prise dans un triangle amoureux qui vient éveiller ses sens qu’elle croyait éteints, et troubler profondément ses sentiments…

Un formidable destin de femme dans la France de l’année 1957…

Personnages

Noémie Verbois
(née Bellone)
Personnage central

N.B : pour le profil « professionnel » de notre héroïne, nous nous sommes inspirés librement du profil et du parcours de Gaetana Aulenti, architecte et designer italienne (1927/2012), l’une des rares femmes architectes dans les années 50, à qui l’on doit notamment, vers la fin de sa carrière, l’aménagement intérieur de l’ancienne Gare d’Orsay à Paris, lors de sa transformation en musée…

Jeune architecte et designer, Noémie Verbois fait figure de pionnière dans un monde encore presque exclusivement masculin. Diplômée des Beaux Arts, elle a collaboré avec différents architectes parisiens, sans réussir jusqu’à présent à gagner son indépendance. A Royan, elle va travailler avec un architecte réputé, Louis Mortagne, une collaboration riche de promesses, mais les débuts sont difficiles et la jeune femme va vite déchanter. Car Mortagne est un homme en perte de vitesse qui va comprendre le profit qu’il peut tirer du talent de Noémie. Officiellement, il ne reconnaît pas son diplôme et ses compétences et dit à ses pairs que Noémie est une vague « assistante » chargée des basses œuvres. Dans les faits, elle lui apporte du sang neuf et de précieuses idées qu’il récupère à son compte. Très vite, Noémie comprend qu’elle n’est pas la bienvenue dans ce milieu machiste où les rares femmes qui exercent (elle est même la seule ici) sont regardées avec suspicion ou condescendance.

Au fil des semaines, elle va transformer cette méfiance, cette hostilité en énergie positive. Noémie va se battre pour exister, tout mettre en œuvre pour avancer sur ses propres projets et réussir peu à peu à s’affranchir de la tutelle de Mortagne. A la suite d’un clash retentissant, elle va reprendre sa liberté pour voler de ses propres ailes. Désormais, elle ne veut plus dépendre de qui que ce soit. Elle espère prendre sa revanche notamment en tant que designer, un pari et un enjeu capital pour elle, mais la partie est loin d’être gagnée car ses pairs regardent d’un mauvais œil cette jeune femme à peine arrivée à Royan dont le talent commence à les bousculer sérieusement. Au cours de l’été 57, Noémie va installer son propre atelier dans la villa qu’elle a louée et se démarquer en créant des objets et meubles design qui portent la marque des années 50. Avec en point d’orgue de l’été, la présentation de sa première collection à l’occasion d’une exposition au Palais des Congrès de Royan tout juste construit face à l’océan, comme un hommage à Julien, son ami d’enfance assassiné. Une soirée qui remportera un vif succès.

Sur le plan personnel aussi, c’est un nouveau départ et un pari pour Noémie. Mariée à 21 ans avec Charles Verbois, un homme d’affaires parisien de quinze ans son aîné, son mariage a très vite tourné au cauchemar, tant Charles l’empêchait de mener à bien ses ambitions professionnelles et de développer toute vie sociale en dehors de la sienne. Après des années d’une relation étouffante, destructrice, Noémie va choisir de divorcer, une décision particulièrement difficile à assumer en 1957. A Paris, Charles avait entrepris de la pister jour et nuit, détective à l’appui, pour prouver les « fautes graves » qu’elle aurait commises et continuerait de commettre, selon ses dires – pour mieux la coincer. Noémie a fini par prendre la fuite, du jour au lendemain. Mais Charles, qui garde l’espoir de la voir revenir sur sa décision et « rentrer à la maison », n’a aucunement l’intention d’abdiquer. Quand il aura découvert où Noémie a trouvé refuge sous son nom de jeune fille (Bellone), il viendra la pister jusqu’à Royan.

En faisant le choix de la rupture, et en l’assumant pleinement, Noémie a rompu avec un certain nombre d’obligations et de contraintes familiales et sociales, et tant pis pour le regard que les autres portent sur elle. Sur le plan sentimental, elle repart ex nihilo. Elle est persuadée qu’elle n’est pas près de vivre une nouvelle relation avec qui que ce soit, mais les événements de l’été vont lui prouver l’inverse. Son arrivée à Royan va au contraire marquer la fin d’une longue traversée du désert. Noémie va se retrouver au cœur d’un triangle amoureux entre Mathieu, un jeune reporter du journal Sud Ouest et John, un officier américain basé à côté de La Rochelle. L’été va apporter une sensualité particulière à ce ballet sentimental qui va profondément troubler Noémie. Jusqu’à sa récente séparation, elle n’avait connu qu’un homme. Ce nouveau vent de liberté lui redonne confiance en elle et va lui donner des ailes. Ce contexte personnel complexe et les événements dramatiques de l’été, riches en tensions et en émotions, loin de brider la créativité de la jeune architecte designer, vont au contraire la galvaniser…

Au cours de cet été 57, Noémie va s’émanciper doublement : sur un plan professionnel, en refusant de rester sous la coupe de l’architecte qui l’exploite pour tracer sa propre route, ce que tout le monde lui déconseille pourtant. Mais aussi sur un plan privé en tournant la page de son mariage pour mener sa nouvelle vie en toute indépendance. Même si c’est un combat de tous les instants face au regard des autres, y compris de ses proches, Noémie a soif de liberté et elle ne s’interdit rien. Elle va s’inscrire, dans le contexte des années 50, comme une femme « en avance sur son temps ». Une femme dans la tourmente, une véritable héroïne, courageuse, combative, qui va générer une forte empathie…

Autour de Noémie

Tour d’horizon des personnages principaux

HELENE BELLONE, 25 ans.

Très proche de sa sœur aînée Noémie, Hélène est institutrice à l’école de Saint-Palais-sur-Mer, à quelques kilomètres de Royan. Une jeune femme d’un caractère facile, qui respire la joie de vivre. Hélène, qui a toujours eu une vie calme, sans grande surprise, s’apprête à vivre sa plus belle saison. C’est en effet au mois de juin qu’elle doit épouser Milos, le jeune réfugié politique hongrois rencontré à Bordeaux, il y a quelques mois seulement. Hélène est loin de connaître toute l’histoire de son futur mari, et surtout son récent passé. Elle va les découvrir à ses dépens…

CHARLES VERBOIS, 42 ans.

Le (bientôt ex) mari de Noémie. Charles ne se remet pas du départ de Noémie. Comment un homme orgueilleux comme lui pourrait-il accepter d’être quitté par sa propre femme ? Plus qu’un affront, c’est une humiliation pour lui, pour sa position sociale. Incapable de se remettre en question, Charles entend faire payer à Noémie sa décision et la ramener dans le « droit chemin », c’est-à-dire à la maison. Il finira par la localiser à Royan où il se rendra à trois reprises. Après autant d’échecs pour l’emmener avec lui à Paris, il décidera de prendre sa revanche en durcissant les négociations sur le divorce, dont il entendra profiter pour laisser Noémie exsangue…

MILOS, 32 ans.

Le futur mari d’Hélène. Milos se présente comme un réfugié politique qui aurait fui la Hongrie après les événements de Budapest en 56. Après plusieurs semaines erratiques dont il refuse de parler, Milos est arrivé en France pour démarrer une nouvelle vie et c’est à Bordeaux où il avait trouvé un travail de serveur dans une brasserie qu’il a rencontré Hélène, alors en vacances. Un vrai coup de foudre. Milos a saisi l’opportunité de leur rencontre pour suivre la jeune femme en Charente-Maritime. Milos n’a dit à personne, même pas à Hélène, qu’il n’est pas hongrois mais russe et qu’il a changé d’identité pour fuir le joug soviétique. Il compte bien tourner définitivement le dos à sa vie « d’avant » mais ce récent passé va venir le rattraper (et le poursuivre)

MATHIEU VERMONT, 30 ans.

Reporter au journal Sud Ouest, Mathieu Vermont est chargé de l’enquête sur la mort du jeune architecte Julien Torsac, une enquête vécue par les lecteurs du journal comme un « feuilleton » aux multiples rebondissements. C’est comme cela que Mathieu est amené à rencontrer Noémie. Au début, il s’agit de simples échanges d’informations entre la jeune femme qui cherche à découvrir la vérité sur l’assassinat de son ami d’enfance et le reporter qui poursuit le même objectif. Mais Noémie et Mathieu vont être amenés à se voir fréquemment et très vite, une complicité va naître entre eux et le charme opérer. Mathieu semble décidé à faire le premier pas, mais Noémie peine à se remettre de sa récente séparation et veut se donner du temps. Et ce jeune officier américain qu’elle va également rencontrer pourrait changer la donne…

JOHN BARTON, 35 ans.

Jeune capitaine américain, John Barton est basé au Camp de Croix-Chapeau, près de La Rochelle, où stationnent des troupes américaines dans le cadre du Traité de l’Atlantique Nord. Noémie va rencontrer John, de façon “fortuite”, à la Grande Côte, à Saint-Palais-sur-Mer. Originaire de San Francisco, en Californie, John incarne l’aventure avec un grand « A » pour Noémie. A 19 ans, il était à Pearl Harbour. Il a participé à l’entrée en guerre des Etats Unis en décembre 1941 et compte de nombreuses victoires aériennes à son actif. Il va faire découvrir le mode de vie américain à Noémie, et notamment le rock. Ce que ne sait pas la jeune femme, c’est que John est avant tout membre du renseignement militaire. Et qu’il a une mission bien précise à accomplir, justifiant ses séjours réguliers à Royan…

Le Commissaire BARANI, 40 ans.

Commissaire de police à la PJ de Bordeaux, c’est lui qui est chargé de l’enquête sur l’assassinat de Julien Torsac. Lui également qui va devoir mener l’enquête sur les différents faits divers survenant au cours de l’été. Barani est un flic méticuleux (ses détracteurs diront plutôt qu’il est maniaque), qui ne néglige aucune piste, aucun indice, aucun témoin. Cette affaire nébuleuse est pour lui la plus importante et la plus passionnante de sa carrière, c’est son enquête, il lui consacre tout son temps, et il ne laissera personne se l’approprier et lui voler la vedette. Le Commissaire Barani voit d’ailleurs d’un très mauvais œil Noémie mener ses propres investigations…

L'affaire "thriller"

Au cœur de « l’affaire thriller », se trouve le personnage de Milos, futur beau-frère de notre héroïne Noémie. Milos n’est pas un réfugié politique hongrois comme il le prétend (c’est ce que croit pourtant Hélène, sa future épouse) mais il est russe, né dans la banlieue de Moscou. Et si Milos travaille comme serveur dans une brasserie bordelaise quand Hélène le rencontre la première fois, il ne lui dit pas qu’il est en réalité un éminent scientifique, physicien de haut vol, sans doute l’un des plus doués de sa génération.

Pendant trois ans, jusqu’à l’hiver 56/57, Milos a collaboré avec l’ingénieur Sergueï Pavlovitch Korolev sur le programme ultra-sensible du lanceur R-7 Semiorka, destiné à projeter des missiles balistiques intercontinentaux capables de transporter une bombe H de 5 tonnes sur 8000 kilomètres – et donc de cibler directement les Etats Unis. La question est de plus en plus sensible et pressante pour les USA qui déploient d’importants moyens, notamment tous les outils des services de renseignement, pour évaluer l’ampleur de la menace et trouver une parade. Ce programme soviétique R-7 Semiorka va aussi servir à amorcer le programme spatial soviétique. Il marque un tournant dans la compétition entre Américains et Soviétiques pour afficher leur supériorité aux yeux du monde. Ainsi, ce sont les Soviétiques, avec Spoutnik 1 et 2 (N.B : Spoutnik 2, qui propulsera la fameuse chienne Laïka dans l’espace) à l’automne 57, qui vont gagner les deux premiers rounds avant que les Américains ne prennent leur revanche en marchant sur la lune, douze ans plus tard…

Mais pour supplanter les Américains, sur un plan militaire comme dans le domaine spatial, les Soviétiques ont engagé une véritable course contre la montre. La pression est extrême sur la poignée de scientifiques constituant le bureau d’études ultrasecret chargé du programme. Littéralement prisonnier de ce bureau d’études, ayant dû renoncer à toute vie privée, Milos finit par craquer en apprenant que son meilleur ami, collaborateur lui aussi de Sergueï Pavlovitch Korolev, a été envoyé en Sibérie pour avoir effectué une « fugue » de trois jours à Saint-Pétersbourg avec sa fiancée. Epuisé physiquement et nerveusement, Milos décide de prendre la fuite. Il réussit à quitter l’Union soviétique en rejoignant la République Tchèque puis l’Allemagne et enfin la France.

Dans ses bagages, Milos emporte une copie de la dernière mouture des plans du lanceur R-7 Semiorka, et quelques clichés du premier prototype déjà construit. Ainsi, il est persuadé qu’il emmène avec lui son assurance-vie. Mais son acte va entraîner une vaste chasse à l’homme à travers toute l’Europe, menée par les services secrets soviétiques pour localiser le « traître », récupérer les documents et éliminer Milos. En saisissant l’opportunité de sa rencontre avec Hélène, la sœur de Noémie, pour la suivre et trouver refuge sur le littoral de la Charente-Maritime, à des milliers de kilomètres de sa Russie natale, Milos pense avoir réussi à se mettre définitivement à l’abri de toute mauvaise surprise. Et pouvoir démarrer une nouvelle vie. Les événements vont montrer qu’il a été bien optimiste…

Pour nourrir et crédibiliser notre histoire et le personnage de Milos, nous nous servirons d’un précédent historique : 24 ans plus tôt, en 1933, c’est un certain Léon Trotski, arrivé de Turquie par la Méditerranée et le port de Cassis, qui vient se réfugier à Saint-Palais-sur-Mer, à deux pas de Royan, fuyant les hommes de Staline. Au cours de ce séjour secret qui va durer plusieurs mois, il reçoit la visite de militants communistes mais aussi d’un certain André Malraux. 24 ans plus tard, mêmes causes, mêmes effets, c’est Milos, personnage de fiction, qui suit le même parcours, fuyant lui aussi le régime soviétique. Et servant d’élément déclencheur à notre thriller…

Décors

Pour nombre d’entre eux, les décors hérités des années 50 font toujours partie intégrante du paysage urbain de Royan et des alentours. Si certains restent « dans leur jus », d’autres ont fait ou font l’objet d’un vaste programme de restauration. Ils serviront de cadre à notre histoire. Mais pas uniquement, car ce patrimoine des années 50 côtoie aujourd’hui encore les majestueuses villas construites à la Belle Epoque, dans les secteurs préservés par le bombardement de janvier 1945, notamment dans les quartiers du Parc et de Pontaillac à Royan, et dans les localités balnéaires voisines comme Saint-Palais-sur-Mer…

Avec un plan d’urbanisme novateur, la construction de bâtiments imposants mais aussi de simples villas rivalisant de couleurs et d’originalité, « l’Ecole de Royan » est au cœur de la transformation de la ville, autour des architectes Claude Ferret (N.B : architecte en chef de la Reconstruction, suivant le plan urbain voté en 1947), Louis Simon ou encore André Morisseau, qui trouvent leur inspiration dans l’œuvre de l’architecte et designer brésilien Oscar Niemeyer. Royan sera d’ailleurs surnommée un temps « la nouvelle Brasilia ». En 1957, les architectes, mais aussi des artistes (15 ans, notamment, après le séjour d’un certain Picasso) continuent de se passionner pour la reconstruction de Royan, une ville dont on dit aujourd’hui qu’elle est la ville « la plus 50 » de France, symbole de la Reconstruction, avec ses décors emblématiques comme le Front de mer, l’église Notre Dame, les deux marchés de la ville, le Palais des Congrès, et certaines villas privées aux formes audacieuses (N.B : ces différents édifices étaient tous achevés ou en passe de l’être en 1957). Autour de la ville subsistent les vestiges du Mur de l’Atlantique qui marquent profondément le paysage.

La « carte postale » est complétée par les plages, urbaines (comme la Grande Conche, le Chay, Pontaillac…) ou boisées et plus sauvages (à l’instar du Platin, de la Grande Côte ou de la Côte Sauvage). Une grande diversité de paysages qui fait le charme de la Presqu’Ile d’Arvert, entre l’estuaire de la Gironde, l’Océan Atlantique et le bassin de la Seudre, et participe de la diversité de décors et d’ambiances de la série…

Distribution et crédits

Narratrice : Amandine Géraud
Noémie Verbois : Claire Morel
Hélène, sœur de Noémie : Élise Gautier
Anna, mère de Noémie : Sophie Gayot
Le reporter Mathieu Vermont : Julien Schmidt
La journaliste radio : Caroline Barrault
L’agent de police : Élise Duval–Butreau
L’officier américain John Barton : Benjamin Boutin
Milos : Emmanuel Barrère
Le commissaire Barani : Patrick Jardini
Le contrôleur : Dider Beck

Écriture et mise en scène : Olivier Marvaud
Mise en ondes et en musique : Sylvain Kuntzmann
Assistante à la réalisation : Sophie Matalou
Contenus web et multimédias : Éditions de l’Octanphare
Production : Olivier Marvaud pour Le 45e Parallèle

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E01 - Un soir à Saint-Germain

par Le 45e Parallèle | Illustration : La Seine au niveau du Pont Royal, entre Louvre et Musée d'Orsay

E02 - La belle échappée

par Le 45e Parallèle | Illustration : Hôtel Chopin, Paris 9e

E03 - Le train sifflera deux fois

par Le 45e Parallèle | Illustration : Ligne de train entre Niort et Royan

E04 - Sporting casino !

par Le 45e Parallèle | Illustration : Casino Barrière, Pontaillac, Royan

E05 - Assassinat avec vue mer

par Le 45e Parallèle | Illustration : Le port de Royan, depuis le bac de Gironde

E06 - Retour sur le crime

par Le 45e Parallèle | Illustration : Hôtel particulier, Pontaillac

E07 - Le sentier des douaniers

par Le 45e Parallèle | Illustration : Carrelet, sentier des douaniers, Saint-Palais-sur-Mer

E08 - Pièces à conviction

par Le 45e Parallèle | Illustration : Phare de Terre-Nègre, Saint-Palais-sur-Mer

E09 - La chapelle des aviateurs

par Le 45e Parallèle | Illustration : Chapelle des aviateurs, Saint-Palais-sur-Mer

E10 - Le Mur de l'Atlantique

par Le 45e Parallèle | Illustration : Océan Atlantique, Grande côte, Saint-Palais-sur-Mer

E11 - Le mystère Milos

par Le 45e Parallèle | Illustration : Carrelets, Falaises de Caillaud, Talmont-sur-Gironde

E12 - Le camp américain

par Le 45e Parallèle | Illustration : Tour Saint-Nicolas, Tour de la chaîne, La Rochelle

E13 - Le plus beau jour de sa vie

par Le 45e Parallèle | Illustration : Église Sainte-Radegonde, Talmont-sur-Gironde

E14 - Mariage de feu !

par Le 45e Parallèle | Illustration : Océan Atlantique, Côte sauvage

E15 - Chambre 813

par Le 45e Parallèle | Illustration : Villa, Saint-Palais-sur-Mer

E16 - La piste russe

par Le 45e Parallèle | Illustration : Blockhaus, forêt de la Coubre, La Tremblade

E17 - Le blockhaus

par Le 45e Parallèle | Illustration : Blockhaus, forêt de la Coubre, La Tremblade

E18 - La cavale

par Le 45e Parallèle | Illustration : Forêt de la Coubre, Les Mathes La Palmyre

E19 - le plan Barani

par Le 45e Parallèle | Illustration : Vue sur la dune, Côte sauvage, Les Mathes La Palmyre

E20 - L'appel de l'océan

par Le 45e Parallèle | Illustration : Vue sur la plage, Côte sauvage, La Tremblade Ronce-les-Bains